Partir.
Une petite idée au départ. Un simple fantasme. On rêve de ce qu'on voudrait faire, des images viennent à l'esprit, des idées, des envies... l'imaginaire qui prend le dessus. Echos de livres lointains, d'une conversation entendue, d'une rencontre, un jour... tout un univers de possibles qui peuple notre imagination.
On se plait à évoquer une idée. Puis une autre. On change encore.
Au fond, rien de tout cela n'existe. On ne fait qu'évoquer, jouer avec les idées, se dire "qu'un jour, peut être...".Oui, moi, un jour, j'aimerais être une aventurière. J'aimerais explorer le monde. J'aimerais, les yeux brillants, pouvoir raconter les histoires extraordinaires de la découverte de l'Amérique, de mille et une nuits en Orient, de la route de la soie, de ce jour où j'ai échappé à la fureur des océans, de ces doigts que j'ai perdu en accomplissant la première ascension au sommet de l'Everest!
Bref, revenons sur terre.
A vrai dire, j’ai vraiment commencé à avoir envie de partir il y a un an et demi, quand j’étais en Erasmus à Barcelone. Tout bêtement parce que… aucune envie de rentrer à Paris !! Me ré-enfermer dans les cours, la fac, le train train quotidien ?? sans compter l’ECN en ligne de mire et toute la pression qui va avec ! Alors bon, il faut bien rentrer un jour, mais c’est décidé, je repartirai. Et la destination?
Ce sera... Une année d'erasmus en Israel!
Ah merde, c'est pas possible, il n'y a pas d'accord bilatéraux avec la fac là bas. Euh... alors... à Berlin, ça peut être génial! Il me faut juste apprendre l'allemand, pas de soucis, je m'y mettrais à fond l'année prochaine en rentrant à Paris. Illico presto, j'envoie un mail enflammé sur mon désir de voyage à la fac, je me met à regarder les universités allemandes et puis… pas le droit de faire deux erasmus. Allez, Juliette, range tes délires au placard.
Et puis cette fois, un projet commence à s’esquisser… Partir vraiment loin, finalement, pourquoi pas ? Accepter de prendre un vrai break ? L’Amérique du Sud, ça fait longtemps que j’en parle avec mes meilleures amies. Pourquoi ne pas vraiment le faire, en fait ?? De simple idée, un peu floue au départ, les choses commencent à se mettre en place… oser envisager une simple idée comme une possibilité concrète, c’est finalement ça le plus difficile.
Et puis après… reste à tracer la route, à s'occuper de tous les aspects pratiques. On met quoi dans un sac de voyage pour six mois? On prend comment une année sabbatique? Il faut quoi comme assurance? Je commence par où? Je prévois quoi comme budget ?
Alors voilà, une petite année de préparation, des conseils glanés partout où c’était possible, des heures de fouilles sur internet… et ça y est, me voilà sur le départ !! Direction : QUITO !!