jeudi 29 décembre 2011

quelques jours en pays chachapoya

Me voila donc, enfin, apres les aventures contées precedemment,  á Chachapoyas.

C’est une ville du nord du Perou,  capitale de la region "amazonas" (meme si en vrai, elle est situee bien altitude, avec un paysage qui rappelle plus l´altiplano que l’amazonie…). Et surtout, elle fut le berceau d’une culture preincaique peu connue, mais qui a laissé d’impressionnantes ruines: les bien nommés Chachapoyas.  
Un autre des avantages non negligeables de la región, c’est qu’il n’y a encoré que tres peu de touristes… Ici, on est a 24h en bus de lima. Forcement, ca limite un peu l’acces…  


1er jour: karajia

Comme je n'aime pas la simplicite et encore moins les tours organises, je decide de me lancer toute seule dans ma premiere expedition au perou: les sarcophages de karajia.

Des heures entassee dans des collectivos, sur des routes toutes plus pierreuses les unes que les autres, sous la pluie... Certes,  mais pour se retrouver perdue dans la campagne peruvienne, au milieu de villages qui semblent vierges de toutes exploitation touristique.

Paysans en ponchos, paysages andins... la vie locale se deploie autour de moi comme si rien n'avait change depuis des siecles.. Seule au mileu de nulle part, entouree par les collines verdoyantes et les vaches, avec juste ce sentiment grisant d’etre, veritablement, au bout du monde!
Sous la bruine, je marche un peu, observant les gens, la campagne. Pas de tracteurs dans les champs ici, juste des boeufs qui tirent des charrues. Ou des paysans, faucilles á la main. Des femmes sur les pas des portes, couvertes par leurs habits de laine multicolores, et toutes avec un fuseau a la main. Sans compter la brume qui enveloppe le tout, accentuant encore le cote hors du temps. 





Par contre, les ruines sont nettement moins interessantes. En fait, je passe meme au debut sans les voir. . Queslques ossements sur une pierre, un petit chemin de terre au pied d'une falaise, et puis... rien.
 

Je continue quand meme au milieu des mauvaises herbes, en essayant d'apercevoir le bout d'un sarcophage... non, touours rien. Je fini par rebrousser chemin, depitée. Et m'assoit sur un banc en bois, leve la tete et... Ah tiens! Bah en fait, ils me narguaient du haut de la falaise depuis le debut!!




Deuxieme jour: Kuelap

Journee dediee á la visite d'un des plus beau sites archeologique du Perou, la citadelle de Kuelap. D'apres le guide, elle rivaliserait presque avec le Macchu Pichu!!

Le site abrite environ 400 restes de maisons rondes en pierre, sur deux niveau, entouré par une vaste muraille de pierre. Le tout est posé sur une montagne 'a plus de 3000m d'altitude, offrant une vue a couper le souffle sur les alentours. 




Entre les pierres se cachent des ossements, puisque les murs des maisons servaient aussi de caveaux. Et, insolite, dans un coin se dresse une petite construction carree faite par les incas, reconnaissable a l'agencement parfait des pierres. Mais ils ne sont restes que 70 ans ici...

Malheureusement, les travaux de renovation et de maintien n'ont commence que depuis une dizaine d'annee, et avec des moyens tres insuffisants... seuls 20% du site a ete restaure. Alors des arbres exotiques s’entremelent avec les pierres, detruisent les murs, poussent le long des batiments… Etonnante beauté de la nature reprennant ses droits.









Mais du peuple qui a construit cette merveille, on ne sait pas grand chose. Trop peu d’investigation, trop peu de vestiges, pas d’ecriture… On ne sait meme pas ce qu’est kuelap, en realite. Lieu de culte? Peu probable. Forteresse? Mais il semble que une veritable ville ait existé en son sein. Alors maintenant, on l’appelle “citadelle”. Et les fouilles continuent, á leur petit rythme… 


Je n’ai malheureusement pas le temps de voir plus que ces deux sites.
Pourtant, il y a plein d’autres lieux a visiter: “el pueblo de los muertos”, el museo de leymebamba, les mausolees de revash…  Mais je commence a peine le perou et doit etre 10 jours plus tard a Lima. Et un couchsurfeur vient de me contacter pour me proposer de le rejoinder dans sa famille sur la cote, pour la fete du saint patron du coin. C’est le moment de partir pour la prochaine etape, frustree de ne pas rester plus. Mais bon, autre parametre determinant: c’est la saison des pluies, et j’ai vraiment envie de retrouver le soleil de la cote!! 

dimanche 25 décembre 2011

un passage de frontiere épique

Le voyage se continue toujours avec la même bande par Loja et Vilcabamba, deux villes du sud sans grand interet.

Loja, pas très jolie, à part un chateau construit il y a dix ans et qui fait carton pate à la disneyland. Et puis un marché qui brille surtout par la quantité impressionnante de mouches qu’on voit sur les viandes. Les hotels, plutot glauques, et sinon hors de prix… Sans oublier une magnifique statue representant une vieille femme, en hommage á "la premiere vendeuse ambulante". Chacun ses heros.
La seule chose à noter, c’est un peit dej gargantuesque dans un bon restau puisque Loja est, selon le guide, la capitale des douceurs!!

Et ensuite, Vilcabamba, tout au sud de l’equateur, 2000 ames dont probablement la moitié de gringos…. 
Petite enclave au milieu des montagnes, peuplée de personnages tous plus allumes les uns que les autres.
Quelques portraits.
Gavilan, septagénaire néo zelandais rachitique, au chapeau de cow boy, bottes et ceintures de cuir, qui élève des chevaux et fait des tours pour les touristes. Après verification, il est même recommandé par le guide.
Charlie, qui tient le bar à gringo et qui ne parle pas un mot d’espagnol après 5 ans à vivre dans ce trou paumé.
Les deux jeunes "perro-flauta", amerloques hippie en pantalon barriolé, tee shirt a trou, toujours pieds nus et chapeau sur la tête, qu’on rencontre a peu pres 30 fois en deux jours en train d’errer sur les trois rues de la place centrale.
La sexagénaire americaine avec un chapeau rose à fanfreluche et une perruque XVIe siecle, qui tente de choper tous les mecs qui croise son chemin.
etc, etc… 
Reste plus qu’à imaginer tout ce beau monde plus quelques autres, raides bourrés tous les soirs au charlito’s (le bar de charlie), en train de s’empiffrer de frites froides et de gueuler dans le plus pur accent cow boy, et puis vous aurez une petite idée de l'ambiance qui regne á Vilcabamba.

Et c'est sense etre la ville avec l'esperance de vie la plus elevee d'equateur... pas sur que ca le reste tres longtemps!
Bref, deux nuits, une belle balade à vélo et puis il est temps pour moi de partir.

PEROU, ME VOILA!!!


Et c'est lá que ca se complique quelque peu.

Rallier chachapoyas par vilcabamba, c’est tout droit sur une carte, environ 400km. Sauf que la frontière à été crée il y a 5 ans, que c’est la moins usitée de toutes les frontières, et qu’il faut prendre à peu pres 7 ou 8 bus sur deux jours pour arriver de l’autre côté.
Meme pas peur!

Donc le dimanche matin, après une nuit presque blanche à un concert de reggae, je dit au revoir à tout le monde pour prendre le seul bus qui peut m’amener de l’autre côté. Depart à 6h du matin.
Ca commence bien: 5h de route cahotante dans un bus tape cul, pour arriver a Zumba, premier trou paume glauque d'une longue serie... et dire que je suis la seule gringa dans le bus...

 Zumba, vue de la station de bus

Je poursuit a 14h par une "ranchera" qui m'amene jusqu'a la frontiere de la balsa. Longues heures a sentir se broyer mon coccys, qui risque de ne plus tenir tres longtemps intact...

et la voila: la frontiére, dans la vallee au centre de la photo. le plus proche,c'est l'equateur. Et au fond, le perou. 

et vu de pres: a droite, Equateur. A gauche, le Perou

Et il n'y a absolument absolument personne.
Et oui, bonne surprise: je suis la SEULE ET UNIQUE personne a passer la frontiere ce jour lá!

 poste de frontiere equatorien

Je fais tamponner mon passeport cote equatorien, et commence vaillament a traverser le pont qui separe les deux pays.
Aie, un douanier equatorien vient me parler.
 "-Tu viens d'ou? tu t'appelles comment? tu vas ou? tu as aime l'equateur? tu es reste combien de temps? (...)"
Oulala merde, qu'est ce qu'il me veut celui la... Je reponds sagement á toute les questions, de plus en plus perplexe... et puis au bout de 10 minutes, il m'invite a passer la nuit dans son baraquement cote equatorien.
hum... comment dire... je refuse aussi poliment que possible.
"- bon bah si tu as des soucis au perou, n'hesites pas á revenir passer la nuit ici, je t'attends!"
Muchas gracias, mais je crois que je vais decliner l'invitation!!

Quelques metres de plus, et me voici enfin dans le nouveau pays.

Alors alors, il faut aller oú... je tente un premier bureau. Deux douanier en train de siroter des bieres devant le foot m'acceuillent joyeusement, avant de m'envoyer dans la baraque d'a cote. Ah. mais il faut faire tamponner mon passeport avant par les flics, dans une troisieme baraque.
Oups, je me retrouve obligee d'interrompre leur sieste... desolee les mecs, je sais que vous avez pas l'habitude, mais j'aimerais bien passer la frontiere, moi!
Allez retour a la premiere baraque. Toujours aussi sympa, les deux douaniers m'offrent une biere et commencent la conversation. Ce n'est qu'une demi heure plus tard qu'ils m'apprennent que non, c'est pas ici que j'aurais mon visa, c'est a cote. "Mais repasse nous voir apres!!"
C'est gentil mais ca commence a bien faire, j'aimerais bien aller au perou, moi!!
 poste de frontiere peruvien...

 Enfin. Tous les papiers en regle, je me tire. Un taxi m'emmene jusqu'a San ignacio.
Re-ville glauque. Hotel cheap atroce, avec une odeur de pisse qui flotte dans ma chambre surchauffee. Mais putain qu'est ce que je fous lá toute seule??????

Au matin, faut bien continuer. Decidee a me tirer d'ici le plus vite possible, je pars a 6h du mat'. Apres avoir interroge une quizaine de personne, je fini par trouver les collectivos pour Jaen. Et me rends compte au moment de monter dedans que j'ai oublie ma pochette secrete avec passeport, carte bleue et tout mon argent á l'hotel.

Reste plus qu'a sprinter avec mes 15 kilos de sac sur le dos, en priant que les femmes de menage n'aient pas commence ma chambre. Faut croire que Dieu existe, je retrouve tout dans ma chambre, intact. Intense soulagement.

Allez, on repart. Quelques heures en plus, pour ariver dans une ville...emcore plus glauque. Jaen, c'est simple, y'a que des tuk tuk et de la poussiere.
 jaen...

 Nouveau collectivo pour Bagua Grande. Plus un sou en poche. Une peruvienne avec qui j'avais voyage m'accompagne jusqu'a la banque, puis me met dans un taxi pour chachapoyas.... le but est proche.

Ah bah non. Apres une heure de trajet, on s'arrete en pleine cambrousse: y'a des travaux sur la route, donc elle est coupee entre 13h et 15h30. Et merde, il est 13h05.
Bon, c'est l'occaz de faire connaissance avec mon compagnon de voyage, un jeune medecin peruvien qui me donne son contact au cas ou je voudrais aller faire un stage en amazonie... des perspectives s'ouvrent!

 
en attendant l'arret des travaux sur la grand route...

Et voilá. 17h, enfin a Chachapoyas. Je m'ecroule a l'hotel Kuelap, en observant la poule qui s'invite a ma fenetre.


Ca, c'est bien le Perou!       

vendredi 16 décembre 2011

saraguro: ville indigène

Après quelques jours à Cuenca, ville coloniale très agréable, suivie d'une matinée dans le parc national Cajas, le voyage se continue. Prochaine escale: Saraguro, petite ville entre Cuenca et Loja, et centre de la cultura indigène Saraguro.

A Cuenca, premiere experience de couch surfing: je loge chez Priscilla, une equatorienne de 20 ans super sympa. Le premier soir, elle nous invite (le trio, j’ai continue la route avec les deux autres) à manger chez elle d’excellents tamales de poisson ramene specialement de la cote, fait par sa mere. Et puis chaque soir, fiesta avec de nouveaux gens…
La ville est magnifique, très tranquille, j’y serais meme bien reste quelques jours de plus! Quand au parc, à 4000m d’altitude, ce sont des dizaines de lacs au milieu du paramo, avec quelques arbres tordus au tronc comme du papier à cigarette… très très beau aussi.
Mais bon, imposible d’ecrire des articles sur tout, il va falloir accelerer. Surtout vu l’exploit que represente de taper un article sur un clavier sino peruvien où il manque la moitié des touches et où les autres sont inversées.

Donc, entrons dans le vif du sujet: le 30 novembre, Saraguro.

Ca commence par une surprise dans le bus, où je retrouve une bonne partie de la bande d'avant! Histoire de feter ça en arrivant, on s'ouvre une bouteille de pinard avec pain et fromage. Moment assez surréaliste: dans le brouillard sur la place centrale d'un village de 2000 ames, botellon international entre les 6 seuls touristes de la ville!

Le lendemain, nous decidons d’aller visiter les “banos del inca”, une cascade à proximité. Fort decevant. A tel point qu’on l’a renommée la “meada del inca”… Mais disons qu’elle a le merite d’etre photogénique!!


La suite est bien plus interessante. Nous nous baladons dans les villages indigenes aux alentours et… pas un seul touriste, nous voila veritablement immerges dans la vie de la campagne equatorienne.




Les saraguros se distinguent par leur vetements specifiques: pantalon noir et ponchos pour les hommes, jupes noires en laine pour les femmes, avec parfois un chapeau avec des motifs “tache de vache”. Sans oublier les superbes bijoux en argent, colliers, broches et boucles d’oreilles à se damner! Mais surtout, ce qui fait toute la particularité de ce peuple, c’est à quel point ils ont conservé ce costume: meme les enfants et les hommes le porte, ce qu’on ne voit nulle par ailleurs.


Il faut dire que l’equateur est un pays très raciste: au sommet de l’echelle sociale, le plus blanc de peau. Tout en bas, l’indigène, d’autant plus bas qu’il conserve son mode de vie indigène. Bon, et forcement, plus bas que tout, les noirs, pire que tout.  Un exemple? En equateur, on dit pas “fait attention, c’est un quartier dangeureux”, mais “fait attention, y’a plein de noirs dans ce quartier”. Et ca choque personne. Dis, Marine, pas mal de potentiel dans ce pays, non?

Echelle de valeur archaique qui perdure depuis l’epoque coloniale, où l’espagnol domine la société et l’esclave est au plus bas…
Et toutes ces femmes en costume bariolé si photogéniques sont le plus souvent des vendeuses de rues ou des paysanes sans le sou.
Anecdote “amusante”: les chapeaux qu’elles portent sont en fait l’un des vestiges de la domination espagnole, qui les coiffait ainsi pour les humilier.

Il est donc assez rare de voir des jeunes assumer leur identité indigène et oser s’habiller de  manière traditionnelle!

(Maintenant que j’y pense, c’est aussi le cas à Otavalo. Mais otavalo est tellement touristique qu’on se sent presque agressé… alors qu’ici, les enfants sont justes curieux de nos appareils photos, les gens discutent avec nous sans rien attendre… C’est tellement agréable de se sentir eloigné du tourisme)

Par hasard, nous tombons sur une école en pleine récréation. L'occasion de passer un moment à jouer avec les enfants, à leur montrer nos appareils photos... et à mitrailler au passage!

 






Puis, dans un village, nous visitons un atelier de tissage. Apres une demi heure à parler avec le couple, difficile de resister à leur acheter leur artisanat,quand on voit leur condition de vie et le temps que ca prend de faire juste un bout de tissu... A l'ancienne, du filage de la laine jusqu'au tissage sur la machine en bois, en passant par le cardage avec des genre de cactus, il faut presque deux semaines pour faire un chale.


 Et détour d'un chemin, voici une classe de sciences naturelles!!



Après cette journée bien chargée, il est temps de se reposer... Et pour ca, la meilleure maniere, c'est toujours une bonne cerveza!



jeudi 8 décembre 2011

cascadas y bicicleta en baños



Tout le beau monde cité a l’article précédent (moins le canadien) suivant la meme route, nous nous retrouvons tous à baños, petite ville ultra touristique entourée de montagne.
Jolie, certe, mais 2e dsetination touristique de l’équateur après les galapagos… forcement, l’ambiance y est très gringo et agence de voyage. Mais bon, on m’a tellement répeté que je ne pouvais pas manquer Baños que j’ai decider de lui donner sa chance!
Entre toutes les activités possibles (rafting, saut à l’elastique, quad, canopy  et autres…) je me décide pour l’option vélo, à la fois la plus économique et qui me semble le moins touristico-crétin. La route, nous dit on, est toute en descente.
Alors accompagnée de Christian et Edgar, qui se sont entre temps transformés en mes deux gardes du corps, je me lance sur la route.
Premiere cascade à voir à 1km de Baños. Et déjà une montée ardue… C´était pas prévu au programme!! Mais bon, il faut dire que c´est fort joli.




Les cascades se succèdent ensuite pendant 20 km, sur une route effectivement pas bien difficile et entourée de montagne verdoyante. Jusqu`au point d’orgue, les chutes les plus grandes d’equateur,¨ El pailón del diablo¨.
Petite explication linguistique: un ¨pailón¨, c’est un genre de casserole en métal.
 Et en effet, les trombes d’eau se déversent à pic dans un genre de récipient formé par les rochers, en formant une espece de torrent bouillonnant… très impressionnant! Après un petit passage spéléologique dans un tunnel, on termine en bonne et due forme en maillot de bain, completement trempé!
(ça c'est pàs le pailon del diablo...mais les photos mettent tellement de temps à charger que j'abandonne...)

Bon et puis ensuite, comme on est pas des mauviettes, on décide de continuer jusqu’a Puyo en vélo, 45 km plus loin. Selon les personnes interrogées, on en a pour 2 à 4h de route. Mouais. 4h pour 40 bornes, ils nous prennent pour qui ces équatoriens??
Après une heure et quelques belles grimpettes, pause repas, parce qu’à 15h il commence à faire faim. Et là, bonne surprise, une dame du restau nous apprends quíl ne nous reste que 5km! Nous nous empiffrons dignement, avec quelques biere pour feter ca, trop heureux d’etre bientot arrivé.
Cétait sans compter l’absence totale de notion des distances des equatoriens… Au moment de repartir, on redemande par prudence le nombre de kilometres à faire… la gentille dame avait juste oublié un ¨3¨ devant le 5. Donc 35km devant nous. Et a priori pas mal de montee. Oups. Pour le coup, on a plus que 2h de soleil devant nous, il est deja 16h. Et vu comment conduisent les bus equatoriens, ca donne pas franchement envie d se retrouve face à facesur une route de montagne en pleine nuit sans phare….
Gros coup de speed… et, après deux heures et quart de sport intense……… ON EST ARRIVE!!

Puyo, aux portes de l’amazonie… bah c’est franchement super moche. Le temps de traverser la ville (à vélo toujours), de trouver dans un bus, de mettre les vélos dans la soute et… back to Baños. Toutes mes excuses les plus sincères à mes voisins de car pour l’odeur.
Le lendemain sera plus cool: matinee dodo, puis thermes  (d’oú le nom de la ville) et quelques photos. Ah oui! Et bien sur, gouter le fameux cuy pour la premiere fois!

ps: mise en page et chargement des photos plus que difficile (je suis au pérou actuellement...) ça risque d'etre compliqué de mettre le blog à jour, j'ai deja deux semaine de retard... j'implore votre clémence!)

vendredi 2 décembre 2011

EL CUY

Afin de répondre aux multiples interrogations qu´on suscité mon dernier post à propos du cuy, il m'a semblé necessaire de faire une page consacrée à ce met... particulier. Voici donc, en image, le fameux cuy!

Le cuy est donc un cochon d'inde. Cependant, en equateur et au pérou, comme le disait très justement google, il n'est absolument pas consideré comme un animal de compagnie, mais bien comme un aliment de choix. (pour les chatons, j'ai demandé au marché, ça ne se mange pas! Je crois d'ailleurs que la marchande m'a pris pour un genre d'anthropophage...) 

Le cuy se cuit au barbecue, empalé sur des grandes branches de bois, après avoir été savamment depecé.


Quand au gout, et bien... un peu comme le lapin, quoique plus fort. Mais peu de chose à manger, le cuy n'a que la peau (d'ailleurs savoureuse) sur les os. Il faut donc le rogner pour avoir un peu de chair!



J'espère avoir répondu à toutes vos questions!