mardi 29 novembre 2011

et c'est parti!!

Grand depart de Quito, debut de la "veritable" aventure...


 Avant ca, tout de meme, un ptit week end de detente a la plage d´Atacames avec quelques amis, parce que faut bien se dorer la pilule de temps en temps!


Donc lundi 21 octobre, je fais mes adieux á Quito, pour partir pour Latacunga, petite ville á une heure et demi de lá. Pas tres touristique, mais avec un joli petit centre, tres agreable! 

Je laisse donc mes bagages la bas pour partir avec un petit sac á dos pour trois jours dans l'altiplano...

1er jour: arrivee á Quilotoa, et rando tout l'aprem autour de cette superbe lagune. 




2e jour: apres une soiree passee dans une cabane indigene a parler d'extraterrestre et de cryogenisation avec un catalan et un americano-peruvien, me voila partie a pied pour chugchilan, a 12km de lá.
La encore, magnifique chemin,sous un soleil radieux!


et puis au bout de 4h de marche, je croise un guide avec des chevaux, qui me propose de terminer la rando... á cheval!

Dans l'aprem, re-rando (faut bien perdre á un moment ou un autre les kilos de riz ingeres...). A la fin, bonne surprise, je re-trouve les deux comperes de la veille, qui sont dans le mëme hotel que moi!


3e jour: depart pour Saqsili.
Plusieurs possibilites: 
- se lever á 3h du matin pour prendre l'unique bus qui va la bas
- tenter d'etre pris en stop par le camion de lait qui pase parfois á 8h
- aller á pied á Sigchos (5h de marche) pour prendre le bus qui part á 7h de la bas
- louer un pick up avec une bande d'excites qui viennent du monde entier.

J'ai choisi la derniere option. C'est donc á 7h du matin que nous montons dans le pick up. Il fait froid, il pleuviote, et la route est merdique... 3h de grand plaisir.

de gauche á droite: Edgar, americano-peruvien; marieta et goran, slovenes; moi; et jude, sino-canadien. Et, a l'interieur, Christian, catalan, et un couple de basque. Privileges des cinquentaires..
Bien que fort cahoteuse, jolie route tout de mëme, dominee par les sommets des illinizas.


Enfin, tout ces efforts valent bien la peine!! Le marche de Saqsili est incroyable, bien plus authentique qu'otavalo. On peut y acheter...
-des cochons

- des lamas

- ou encore des moutons

- bien sur, des fruits et legumes


- des pintades 

Sans oublier...
 
DU CUY!

Et pour la petite histoire, le cuy est plus cher (4$) que le chaton (2$)!! 

mardi 15 novembre 2011

un samedi sous la neige

Après la selva, changement de paysage, pour un samedi au parc national du Cotopaxi, à une heure de Quito. 

Le Cotopaxi, c'est le volcan en activité le plus haut du monde (5800m). Toutefois, peu sure de mes capacités physiques, je me suis humblement limitée au premier refuge... 4810m tout de même.

Donc nous voilà partie avec Heyley, une autre volontaire, à 7h du matin. 
Et puis à l'entrée du parc, des guides veulent nous faire payer 25 dollars la visite. Comme on n'est pas des pigeons et que de toute façon on a pas 25 dollars sur nous, on décide de se faire la visite... en stop! Et Laura, une allemande elle aussi à l'entrée du parc, décide de se joindre à nous.  


Le beau temps n'est pas au rendez vous... Mais les paysages sont quand mêmes epoustouflants!





Et puis après une deuxième voiture + quelques km à pieds, c'est parti pour la grande ascension, réussie avec succès!!

 PLUS HAUT QUE LE MONT BLANC!!!

Bon je dois bien confesser, il y a triche. En fait, on peut monter en voiture jusqu'à 4500m... On les sent quand même bien passer les 300m de dénivelés qui suivent sous un tempête de neige!! La preuve en image:  

 chemin jusqu'au refuge...

 bien contente d´être arrivées!

Pour la petite histoire, au retour, on s'est quand même farci les 1000m de denivelés en marchant, parce qu'on ne trouvait pas de voiture pour nous ramener. Et ce n'est qu'après deux longues heures de marche, puis quelques bus, qu'on a fini par arriver à Quito... à 23h!

dimanche 13 novembre 2011

la vida ecuatoriana

Moins exotique, mais quand même pour vous donner une idée, voici un petit aperçu de la vie à Quito:

I. La maison    

Pour commencer, afin de se situer, une carte de Quito (ouvrez là en grand parce que c’est du paint supermal fait et que là on ne peut pas lire… j’ai du utiliser tout mon maigre savoir en informatique pour l’annoter alors svp tentez de comprendre quelque chose au texte!!) 



Et puis quelques photos de la casa: ma chambre, histoire de vous la montrer… 



et puis le must, la vue de la terrasse par temps dégagé!!



en regardant à l'ouest, le volcan pinchincha...
et en regardant à l'est, le volcan illiniza!
Je vis à l’interieur avec Laura Calderon, une dame de 67ans géniale, Manuel, son exmari toujours en voyage, et puis Sigrid, une autrichienne de 22ans avec qui je m’entends super bien aussi. Tout est spatieux, confortable, le seul souci, que je suis assez loin du centre… (taxi aller retour pour sortir le soir, c’est vite assez pesant). 


II. Le volontariat


Contrairement à mes premières impressions, tout se passe à merveille!
Tout d'abord j'ai appris à connaître les enfants, l'équipe, et à me sentir bien avec eux. Puis, après quelques jours, j'ai changé de classe, pour aller dans la classe d'art-thérapie. Et en ce moment, c'est opération cartes et bougies de noel: l'idée, c'est de faire les cartes les plus kitchissimes possible avec le plus de brillant possible... Je m'éclate comme une gamine!

une vue de ma classe: de gauche à droite: sophie, une autre volontaire, monica, et daniel au premier plan



Et là dans la salle à manger, la classe au grand complet: de gauche à droite, au fond: patricio, daniel, luncho et sophie, et devant: jessica, marisol et monica 


Et vendredi, on a eu un jour special: l'anniversaire de tous les enfants du mois d'octobre, combiné à un spectacle de danse folklorique! En fait Laura, avec qui je vis, est danseuse, et elle m'a proposé de venir faire un spectacle à la fondation avec son groupe.


(laura, c'est la femme avec la robe noir au fond)

Et puis ça s'est terminé avec tous les enfants dansant avec les danseuses. Un moment extraordinaire! 

                                            


III. Last but not least... la nourriture!

Alors alors... Au prime abord très répétitif: une soupe en entrée, avec patates, manioc ou quinoa, voire combination; suivie d'un plat de poulet, riz et salade, +/- patate/manioc; le tout accompagné d'un jus de fruit. Pas ce qu'on fait de plus light...  
En fait, il y a une variété de soupes infinie, et on ne s'en lasse pas. Et puis on finit par trouver des tactiques d'évitement du poulet . Les salades sont généralement excellentes, et puis il y a toujours plein de fruits incconus à découvrir dans les jus. Le seul truc, c'est qu'il est absolument impossible d'éviter la montagne de riz à absolument TOUS les repas!

Bon et à part ça, il y a une multitude de plats typiques... Le ceviche, une soupe à la tomate de fruits de mer à se damner,  le pain de manioc, tous les genres de fèves qu'on ne trouve pas en europe, plein de mais bizarroides, cuisinés de toutes les manières possibles, los llapingachos, sortes de beignets de patate fourrés au fromage, le verde, bananes vertes qu'on peut cuisiner en beignets, en boules; les tripes (berk, impossible de gouter) etc... et puis aussi un fromage pas mal du tout, très doux, qu'on mange pour le petit dej ou fondu. Sans oublier... LE CUY (prononcer "couille"), alias cochon d'inde braisé, que je n'ai toujours pas eu l'occasion de gouter.
Et dans le sucré: quimbolitos, cuits dans une feuille de banane, humitas, pareil mais avec une pate de mais, quesadillas, genre de galette au fromage sucré, helados de paila, c'est à dire galces faites uniquement de fruits, sans une goute d'autre chose, colada morada et guagua de pan (soupe de plein de fruit et brioche en forme de bébé) qu'on mange traditionnellement le 2 novembre... 

Et donc une fois passé l'appréhension du riz-poulet, c'est vraiment super bon!! 

Histoire quand même de mettre quelques illustrations, voici en image la préparations des "empanadas de verde", que j'ai été invité à faire chez la cuisinière de la fondation: 

1. ébouillanter les bananes vertes pendant une ou deux heures, préparer la garniture

2. réduire en purée la banane verte, jusquà ce qu'elle se transforme en pate

3. faire un cercle, mettre la garniture et refermer

4. frire le tout et tout manger!! 

mardi 8 novembre 2011

lago agrio: 5 jours dans la forêt amazonienne

5 jours fériés inattendus: j’ai donc filé vers la selva avec les autres volontaires, pour aller passer ces petites vacances dans un lodge au coeur de la réserve du Cuyabeno, au nord-est  de l’Equateur.

8h de route jusqu’a lago, puis 2h de bus, 5h de canoé et nous voici enfin dans le lodge:

Pas d’éléctricité, pas de télephone, pas d’internet. Douches le soir à la lampe petzl (pour vérifier qu’un cafard de 5cm ne s’y invite pas non plus) et diner aux chandelles.  Comme un p’tit air de la Saulaie, les  tarentules en plus.    




Alors la journée, canoé, balades dans la forêt pour observer les animaux: perroquet, singes, oiseaux bizarres, serpent quand on a de la chance… Pas de bol pour nous, on a pas pu voir d’anaconda ni de dauphins, car c’etait la saison sêche.

"oiseau-tigre"


regardez bien, il y a un serpent venimeux! (photo prise sous ma chambre)

Et puis c'est aussi les grandes traversées dans les marais, en terminant la journée couverts de boue des pieds à la tête... 




Et la nuit, re-balade, avec cette fois araignées, scorpions et observation des caimans dans le fleuve. C’est drôle d’ailleurs, les caimans, ça fait un bruit de canard, et on les entends du lodge. Enfin, c’est bien la seule chose qui est drole avec les caimans…



Et puis aussi un jour, pêche au pirhanas! J’ai même réussi à en choper un :D

vu de près




Mais bon, les caimans et les pirhanas, ça n’empeche pas de se baigner dans le rio!! Toutfois, quelques précuations de base à observer:
-          -    Ne pas se baigner si on a une blessure réçente, sino non se fait bouffer en un éclair par les pirhanas (l’un d’eux a mordu le volontaire qui l’avait pêché, il lui maque un bout de doigt maintenant…)  
-          -   Ne pas pisser dans l’eau, sans quoi de charmants petits poissons attires par les nitrates qu’on degage viennent se loger dans le penis ou le vagin. Et gare à celui qui voudraot les retirer, car si on tire, ils sortent alors des pics qui viennent tout déchirer…
Enfin ça, c’est ce qu’on a appris après, en parlant avec un guide à la laguna perla. Autant dire qu’on est tous devenus vert à l’evocation de ce qu’on avait évité!


Un autre jour, on a eu le droit à la visite des communautés indigènes. La seule chose interessante dans tout ça, c’est le pain de yuca qu’on a mangé. Alors: tout d’abord, on arrache la yuca (=manioc) de terre. Puis on le rape, on l’essore, avant de la tamiser et de le faire cuire.

Et voici une crêpe de manioc!
Pour le reste, c’était la visite du pseudo-shaman-special-touriste, on aurait pu s’en passer.

Et au retour, comme on avait quelques heures à tuer avant de retourner à lago agrio, on s’est fait une visite à la laguna azul... pour se retrouver dans une espece de piscince avec de la musique techno à fond et plein de beauf equatoriens... 



Donc forcément, om repart, direction laguna perla. Une aprem à nouveau dans la forêt, avec cette fois de passionantes explications sur les plantes médicinales: cicatrisants, antidotes, curares… Belle conclusion à cette petite aventure!   



Et puis pour terminer ce long post, voici un coucher de soleil sur la laguna grande!! (photo non retouchée, promis juré)