lundi 9 janvier 2012

il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille!! (huaraz)

Apres Pacasmayo, je passe une nuit à Trujillo, autre ville côtiere. Pas grand-chose à dire, si ce n’est que j’ai l’occasion de gouter le VRAI ceviche péruvien, dont on rabache les oreilles depuis mon arrivée au Perou, et que je préfère l’équatorien… Mais chut, je risque de me faire lyncher.  Et sinon, la visite de la huaca de la Luna, ruines mochicas pas franchement extraordinaire. Les poteries mochicas valent par contre vraiment le détour, elles sont tous simplement fantastiques ! 

Je commence à en avoir ras le bol, du soleil et de la plage… trop sec, trop de sel, trop de désert… et puis je ne suis pas franchement fan de l’ambiance des villes cotieres que j’ai traversé. Beaucoup de favelas, de maisons de brics et de brocs entassées, de voitures et de pollution. Définitivement, les montagnes et leur tranquillité me manquent.


Seul petit détail: au pérou, quand c’est l’été sur la côte, c’est la saison des pluies dans les montagnes. J’avas pas compris ça, moi, en planifiant le voyage… peu importe,  je braverais les éléments.  Parce que le guide, ce qu’il dit c’est: “fantastique Huaraz, entourée de 22 somments à plus de 6000m d’altitude”. Impossible de louper ça!


Je décide donc de partir le jour suivant. Et, après une après midi à gouter tous les vins d’amérique du sud dans un hôtel 5 étoile, je m’en vais. Bah oui, au passage, un milliardaire grec m’a pris en stop pour rentrer des ruines et m’a gracieusement invitée dans le bar de son palace…


En arrivant à l’hotel, je rencontre un français qui veut faire le même trek que moi : le Santa Cruz. Trois jours de marche au milieu du parc national huascaran, l’un des plus beau du Pérou.
 On se prépare donc pour l’expédition du lendemain: louer tentes, matelas, acheter les provisions (un grand mot pour dire pain, boites de thon et fruits secs), une carte (systeme D toujours: photocopie couleur de la région qui nous intéresse), et puis c’est parti!


Départ à 6h du matin, pour quelques heures de tape cul particulièrement intense. 

la route: col à plus de 5000m

A l’entrée du sentier, nous rencontrons un groupe de gens qui viennent de faire le trek dans l’autre sens. C’était comment? “mouillé, brumeux, froid…” ça promet. Mais on va pas se laisser décourager si facilement! 


début de la rando

Nous commençons vaillamment la marche sous une fine bruine, puis ça se dégage. On peut même deguster nos boites de thon tranquillement sous le soleil! Vraiment trop défaitistes, ces amerloques qu’on a croisé.






Nous continuons à marcher dans l’après midi, bien décidés à avancer le plus possible avant la tombée de la nuit, puisqu’on doit faire le trek en 3 jours (sinon je ne serais pas à lima à temps).
La pluie commence vers 15h… A 17h30, on installe les tentes. Sous la pluie. Et on se donne rendez vous pour diner éventuellement ensemble,  si la pluie s’arrête.

camping prêt!

19h….. 20h….. pluie, pluie pluie. Je tente de m’installer aussi confortablement possible dans ma tente une place toute mouillée… la moustiquaire qui tombe m’empêchant tout mouvement, je n’ai même pas le courage de me manger ma boite de thon. Je m’endors en priant pour que la pluie s’arrête. 
On est à 3800m d’altitude et il faut dire qu’avec un collant, un pantalon en polaire, deux tee shirt, un sous pull, un pull, un bonnet, des gants, des grosses chaussettes, un drap de soie et mon sac de couchage, j’arrive à ne me réveiller que toutes les deux heures à cause du froid.

2h… 4h…5h… 6h… il pleut toujours. Ça fait 12h que je suis allongée dans mon sarcophage, je commence à me sentir claustrophobe.

On décide donc de repartir. Allez, faut replier la tente sous la pluie. Tout est intégralement mouillé. Il est 7h, il pleut toujours.  

paysage du matin

Le temps d’envisager la perspective de se réenfermer 12h  la prochaine nuit, à 4200m d’altitude, sans que rien n’ai eu le temps de sécher, d’échanger un regard entendu et… on rentre ?? Bon c’est pas glorieux, mais qu’est ce que c’est bon de se dire qu’on va avoir un lit le soir même !!

La pluie finit par s’arrêter à 10h, trop tard pour que nous changions d’avis. De toute façon, elle reprend à 12h. Ouf.


La suite est nettement plus cool : arrêt dans les termes, retour à Huaraz, et le lendemain, une belle rando pour aller voir la Laguna 69, perchée à 4600m d’altitude. 



bleu éléctrique, la fameuse lagune...

Rando... qui se terminera sous la pluie, évidemment.  

 et la dernière boite de thon, bien à l'abri sous une pierre!

4 commentaires:

  1. Le thon à l'eau, ça a évidemment son charme...

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  2. Ah ben c'est beau de se moquer des américains après !! bravo !! en tout cas, tu me fais bien rire avec ton milliardaire grec, parce que je suis pile en train de regarder "hors de prix"!
    bisouq !! fanny

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  3. Olala même sous la pluis ça me fait rêver. Promesse de scout je ne mourrai pas sans avoir mis les pieds au Pérou !!!
    :p
    Sarah.

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  4. ah bah bravo! nous qui comptions t'emmener en trek avec nous au Chili; si tu abandonnes dès la 1ère pluie... tu n'es pas encore prête jeune scarabée ;-)
    eh sinon, tu ne nous a pas parlé du mal des montagnes. tu ne l'as pas eu ? on se fait facilement à l'altitude ?
    Pour info, nous devrions arriver à Santiago le 20/02 et direction le sud dans un 1er temps; il faudra que tu nous donnes ton programme pour qu'on essaie de se retrouver qq part.
    grosses bises et continue de nous faire rêver (on arrive !!!)

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