mardi 17 janvier 2012

noel à Arequipa

Et oui je souffre d’un retard chronique dans la rédaction de ce blog…. Ce n’est pas faute d’y consacrer des heures. Mais diverses coupures de courant, lenteur de connection, claviers impossibles et autres évenements indésirables entravent gravement ma capacité de travail.

Faisons un petit saut dans le temps, pour revenir un mois plus tôt. Nous étions alors en décembre de l’année précédente, dans le froid et la pluie, et noel approchait… eh eh et non je rigole, parce qu’au Pérou, il fait beau!! Mais noel approchait quand même, avec ses kilos de panettons.  

Et donc, toujours avec ma mere, nous fûmes à Arequipa. Après une nuit dans le bus, nous arrivâmes à 6h du matin. Trêve de passé simple, c’est vraiment trop lourd comme style.  Mais j’avais quand meme envie de profiter de l’accent circonflêxe qui se trouve pour une fois sur le clavier. ^^^^^^. Voilà, c’est fait.

Arequipa, “la ville blanche”. Nous profitons de deux jours pour nous promener tranquillement dans cette belle ville coloniale, et découvrir notamment le fabuleux monasterio santa catalina. L’édifice, peint de bleue et rouge forme une véritable petite ville à l’interieur de la ville, et complêtment coupée du monde…  

 monasterio santa catalina

 Un christ, dans le style joyeux et riant propre à l'inquisition espagnole en Amerique du Sud


 patio de las naranjas

 plaza de armas de Arequipa

Et sinon, entre cafés, restaurant et bouteille de champagne, on se détend! 
Et il vaut mieux, parce la nuit suivante, nous partons à 3h du matin pour faire un terk de trois jours au cañon de Colca.
 
Tout commence par un long trajet, puis un arrêt à la “cruz del condor”, où l’on peut observer l’animal sacré des Andes.
 un condoooor!!

 entrée du Cañon

Puis, vers 9h du matin, nous commençons à marcher. Nous sommes trois dans le groupe (nous deux plus une allemande).  La première journée est plutôt tranquille, surtout de la descente. Puis on s’arrête sous la pluie passer la nuit dans un hebergement... plutôt sommaire. Lit en bois surperposés, sol de terre, une ampoule nue au plafond qui marche pas... bah oui maman, on est au Pérou!

vue d'en haut...
 
et d'en bas

 

Petite précision: el canon de colca se dispute le titre de canon le plus profond au monde avec le Cotahuasi, pas loin non plus.

 

Mais le problême, c'est surtout quand on comprend qu’on aura qu’une heure de marche le lendemain, avant de passer la nuit dans une oasis. Du coup, je demande à notre guide (pas forcément de la manière la plus diplomatique, il est vrai) s’il n’est pas posible de faire le tour en deux jours seulement, en remontant du cañon le lendemain. 

Monsieur se vêxe.

Et là, c’est le début du calvaire: il refuse purement et simplement de nous parler pendant les deux jours suivant, en ne s’adressant qu’à l’allemande. Il ne nous explique plus rien en chemin. Et ne nous autorise meme pas à nous écarter de la table où on mange pour manger avec d’autres personnes qu’on rencontre en chemin! Faut ajouter à ça qu’on se retrouve en effet bloqué dans l’oasis pour la journée le lendemain, à compter passer les heures sans avoir rien à faire parce qu’il y a pas un foutu chemin qui part de cette oasis, et qu’en plus, il pleut.

Rumine, rumine, rumine… Bon, c’est joli quand meme. Et on passe deux soirées sympa avec des gens recontrés en chemin. Mais cette impression d’être pris au piège au fond d’un cañon….
Enfin, le troisième jour, c’est lever à 4h du matin pour ataquer la montée. 1000 metres de denivelés à pic quand même.  

 Et, 2-3h plus tard…. Enfin en haut!! 

Il est temps d’aller prendre notre petit dej à cabanqaconde, où nous attends le spectacle surprenant de pères Noel dansant le reggaetón lors d’une distribution générale de panetton… Ah oui, c’est vrai: on est le 24 aujourd’hui!!

 en allant vers le petit dej`...

 
c'est la fête au village

 
Et pour Noel, ce sera steack d’alapaca, vente de turron dans la rue (je me fait alpaguer dans un spectacle de rue et me retrouve obligée à danser et devoir vendre du turrón sur la plaza de armas à des peruviens hilares) et soirée dans un bar avec les gens du cañon. 

Spectacle étonnant que de voir sa mere avec un verre de pisco sour à la main danser et discuter en anglais avec des jeunes de 25 ans jusqu’a 3h du matin, le tout dans un bar au Pérou…  

6 commentaires:

  1. Clavier impossible, tu veux dire clavier espagnol? ;) - Les claviers impossibles sont les français!

    No te había leído el blog durante un buen tiempo y ahora me he puesto al día, y me parece fabuloso este viaje. Absolutamente increíble, y me das una gran envidia.

    Sigue dándonos noticias de tu viaje, prometo leerlas más a menudo.

    Un beso y muchísima suerte!
    Guillem

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    1. El cañón más hondo del mundo, un guía volátil, tu y tu madre en Perú... alucinante.

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  2. oooooooh !!!! c'est génial !! et magnifique !!!!!!
    bisous !!!
    fanny

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  3. Dans "Le temple du soleil", le guide disait au capitaine Haddock qui venait de se prendre une galette dans la gueule par le lama : "Quand lama fâché señor, lui toujours faire ainsi". On pourra désormais appliquer cette célèbre maxime aux guides péruviens. Voilà ce que c'est de demander l'impossible !

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  4. J'aurais aimé être avec toi et ta mère pour cette virée dans le canon , j'adore ce genre de paysage minérale !
    tu pourrais organiser des trecks pour quinquas :-)
    Ca leur vient d'où le paneton au péruviens ?
    pleins de bises
    la p'véro

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  5. Bravo pour cette belle ascension et ces magnifiques photos qui montrent assez bien le dénivelé et l'effort fourni ! Joëlle est tellement rompue à l'effort qu'elle a fait de la trotinette hier toute l'après-midi avec Antoine ! Mais je constate que chaque effort fût (j'adore moi aussi l'accent circonflexe et ce temps ampoulé et désuet...) bien récompensé, soit par du pisco, soit de la cerveza, soit par du champagne, tout ces treks ne seraient-ils pas un bon prétexte à cet agréable objectif...?
    Biz

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